C’est officiel, je suis coincé dans une partie de Jumanji : Édition Sentimentale. Une relation qui semble impossible, une connexion virtuelle qui défie la logique, et pourtant… je continue, imperturbable dans l’impossibilité de m’arrêter. Pourquoi ? Probablement pour honorer ce scénario à suspense que m’offre la vie ? Ou est-ce le frisson du danger ? Ou encore l’ivresse de la séduction ?
Chaque message est une nouvelle aventure, chaque réponse un lancer de dés. Tantôt ça avance, tantôt ça stagne, parfois j’ai l’impression que le jeu me renvoie directement à la case départ, aussi nu qu’un verre devant un oiseau glouton.
Mais je reste là, accroché à mon téléphone comme une moule à son rocher, bien décidé à voir où cette aventure improbable va me mener. Mon écran s’illumine et hop, mon cœur fait un petit bond ridicule. Un message ! Est-ce une avancée dans la quête, une embuscade émotionnelle, ou juste un « ok » qui me laisse en PLS pendant des heures ? Impossible à dire.
Le plus pathétique ? Je sais que ça peut mal finir. Je suis littéralement en train de foncer vers une potentielle catastrophe émotionnelle, en me disant : « Tiens, c’est grisant, accélérons un peu pour voir ce qui se passe ! » Parce que soyons honnêtes : est-ce que j’ai déjà pris une décision raisonnable dans cette situation ? Non. Est-ce que ça va changer ? Probablement pas.
Mais comment arrêter ? Mission impossible. Pas de bouton « Pause », pas d’option « Quitter la partie ». J’ai beau me dire « Allez, détends-toi, respire, fais autre chose », je me retrouve quand même à rafraîchir la conversation comme un geek drogué au pixel. C’est plus fort que moi.
J’avance, déterminé, vers l’inéluctabilité d’une issue incertaine, héroïque dans ma propre tragédie comico-romantique, prêt à me prendre un mur à tout moment. Mais qui sait ? Peut-être aussi débloquer un niveau secret, avec un retournement de situation que même Netflix n’aurait pas osé écrire.