Borderline ou Hypersensible : Génie Tragique ou Drame Clinique ?

Ah, la grande interrogation existentielle : suis-je une âme tourmentée et hypersensible ou une bombe émotionnelle prête à exploser au moindre courant d’air ? La frontière est ténue, les symptômes s’entrelacent, et pourtant, la distinction est cruciale. Car entre le poète maudit et le passager clandestin de ses propres émotions, il ya un gouffre – ou un cabinet de psychiatre, selon le point de vue.

Le Trouble Borderline : Quand l’Existence Est un Champ de Bataille

Le trouble de la personnalité borderline, ce n’est pas simplement émotif ou passionné. C’est un festival permanent d’instabilité où chaque relation devient un duel à mort, chaque émotion un typhon et chaque décision une expérience scientifique en autodestruction. Voici les réjouissances :

  1. Les montagnes russes relationnelles : Un jour, votre ami(e), partenaire ou collègue est un être divin tombé du ciel, le lendemain, une imposture abominable qui mérite l’exil.
  2. Une image de soi aussi cohérente qu’un tableau cubiste : Un jour, conquérant(e) du monde, le lendemain, résidu de l’humanité.
  3. Un goût pour l’impulsivité spectaculaire : Achats compulsifs, aventures sexuelles téméraires, substances exotiques, conduite qui ferait pâlir une cascadeur.
  4. Un trou existentiel béant : Un sentiment de vide si persistant qu’on pourrait presque y construire un complexe hôtelier.
  5. Une gestion de la colère façon éruption volcanique : Quand la rage surgit, ce n’est pas une irritation passagère, c’est la fin du monde en version miniature.
  6. L’autodestruction comme mode de vie : Scarifications, tentatives de suicide, comportements suicidaires… Le borderline ne fait pas les choses à moitié.
  7. La terreur de l’abandon : Un SMS non répondu peut suffire à déclencher une panique existentielle digne d’un roman russe.
  8. Un flirt avec la paranoïa et la dissociation : Déconnecter de la réalité sous pression, un classique du genre.

L’Hypersensibilité : La Poésie du Chaos

L’hypersensible, lui, est un être d’une intensité rare, une antenne vivante captant la moindre vibration de l’univers. Mais, contrairement au borderline, il ne dynamite pas systématiquement ses relations et n’a pas besoin d’un système de sécurité pour lui-même. Il se contente de ressentir tout trop profondément.

  1. Une émotivité exacerbée : Chaque sentiment est une symphonie, chaque dispute un cataclysme, chaque instant de bonheur une épiphanie.
  2. Une empathie parfois écrasante : Ressentir la souffrance des autres comme si elle était sienne. Un superpouvoir ou une malédiction ?
  3. Un seuil de stress aussi bas qu’un fil de funambule : Un environnement hostile suffit à transformer une simple contrariété en une apocalypse émotionnelle.
  4. Une hypersensibilité sensorielle : Trop de bruit, trop de lumière, trop de tout. Chaque détail devient une agression.
  5. Une profondeur émotionnelle abyssale : La simple contemplation d’un coucher de soleil peut provoquer une méditation existentielle de trois heures.

Alors, borderline ou hypersensible ?

  • Stabilité vs. Instabilité : L’hypersensible vit ses émotions intensément, mais ne change pas de personnalité au fil des heures comme un acteur sans scénario.
  • Destruction vs. Intensité : L’hypersensible peut pleurer devant une publicité pour du papier toilette, mais il ne va pas vider son compte en banque sur un coup de tête.
  • Relations toxiques vs. Sensibilité relationnelle : L’hypersensible peut être blessé par les autres, mais il ne transforme pas ses proches en punching-ball émotions à répétition.

Que faire quand on hésite entre les deux ?

  1. Consulter un professionnel (et espérer tomber sur un compétent). Parce que rien ne doit remplacer un regard extérieur, surtout quand on est coincé entre doute existentiel et Google Diagnostique.
  2. Observer ses schémas relationnels. Si vos amis disparaissent aussi vite que des subventions culturelles, posez-vous des questions.
  3. Pratiquer l’auto-préservation. Qu’on soit limite ou hypersensible, éviter les environnements toxiques est un bon début.

En conclusion : Malédiction ou simple intensité de l’être ?

Si votre vie ressemble à une tragédie shakespearienne en trois actes avec un final en feu d’artifice, le borderline est peut-être en embuscade. Si, en revanche, vous êtes simplement une éponge émotionnelle qui absorbe le monde dans toute sa splendeur et sa cruauté, vous êtes sans doute un hypersensible avec un penchant dramatique.

Dans tous les cas, souvenez-vous : ressentir intensément n’est pas un défaut. C’est une particularité qui, bien canalisée, peut devenir une force. Mais mal compris, elle peut se transformer en fardeau. Alors autant choisir son camp avant de sombrer dans le grand bain de l’analyse existentielle.

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