Depuis quatre jours, une tempête invisible secoue mon être. Des terreurs surgissent de nulle part, tapies dans l’ombre, insaisissables et pourtant dévorantes. Chaque nuit, chaque silence semble être le théâtre d’une confrontation dont je ne connais ni le scénario ni l’issue. C’est un bras de fer avec l’inconnu , une immersion brutale dans un chaos intérieur que je ne peux ni fuir ni comprendre entièrement.
Et comme un fil rouge dépendant de toutes mes batailles, je découvre que mes addictions sont des sentinelles de mes émotions. Plus la vague émotionnelle est forte, plus je sens l’appel insidieux de ces anciens refuges. Un exil vers l’illusion du contrôle, un échappatoire éphémère qui n’a pourtant jamais su m’apaiser.
Malgré cette tourmente, une chose subsiste : le corps, ce dernier bastion de stabilité. La musculation et le yoga tiennent bon, vestiges d’une routine matinale effilochée par la tempête. Le reste a cédé sous le poids de l’émotion brute. Mais peut-être est-ce là l’épreuve nécessaire ? Peut-être que ce dépouillement forcé est l’antichambre d’une renaissance où je ne fuirai plus mes ombres, mais danserai avec elles.