Pendant des années, j’ai été le chef d’orchestre raté de l’attente , espérant que les autres se transforment sous mon regard scrutateur. À mes yeux, leurs comportements étaient les véritables compositeurs de mes tourments, et moi, tel un metteur en scène frustré, j’essayais de réécrire leurs répliques. J’étais un expert en intrusion subtile (ou pas), en insistance maladroite et en coaching non sollicité. Changer les gens ? Un passe-temps à plein temps.
J’ai même, je l’avoue, joué au détective du développement personnel en explorant les tiroirs et les conversations des autres , persuadé que quelque part, bien cachée sous une pile de chaussettes ou derrière un sourire forcé, se trouvait cette fameuse profondeur existentielle qui me manquait tant. Alerte spoiler : je n’y ai trouvé que des vieilles factures et des clés de vélo perdues.
Mais aujourd’hui, rebondissement ! Mon propre monde intérieur a pris du relief, et je n’attends plus rien de personne. C’est fou comme ça simplifie les relations ! Les gens évoluent ? Cool. Ils stagnent ? Cool aussi. Mon bonheur ne repose plus sur leur trajectoire, et quel soulagement !
Et là, grosse révélation : plus je me prends tel que je suis, plus les interactions deviennent fluides, légères, presque chorégraphiées. Qui aurait cru que l’acceptation de soi était le meilleur prof de danse sociale ? Allez, tous sur la piste, et cette fois, je laisse les autres choisir les pas.