J’ai découvert une addiction plus perfide, plus insidieuse, plus rampante que toutes celles que j’ai pu affronter jusqu’ici. Une souveraine invisible, régnant sur mes désirs et mes impulsions :
L’addiction à la dopamine facile.
Elle est la tyrannie du plaisir instantané, le règne de l’inaction, la promesse d’une satisfaction immédiate au prix du mouvement, de l’effort et du dépassement. Elle se niche dans les recoins les plus anodins du quotidien :
- Une bouffée de nicotine.
- Une scène de film qui hypnotise l’esprit.
- Un aliment sucré qui caresse les récepteurs du plaisir.
- Un scroll infini, un flux sans fin, une anesthésie de l’être.
La dopamine facile est une illusion chimique. Elle dévore l’action, anéantit l’initiative, réduit le corps au statut de spectateur, rivé au lit ou à l’écran, nourri par des plaisirs fugaces et creux.
En contraste, la dopamine authentique est une flamme arrachée au monde par la persévérance, la discipline et le mouvement. Elle naît :
- Dans l’effort du corps, dans la sueur d’un exercice physique.
- Dans la conquête d’un objectif qui semblait hors de portée.
- Dans la résistance à la gratification immédiate au profit d’une récompense plus grande.
L’addiction à la dopamine facile engourdit, affaiblit, étiole. Elle transforme l’existence en une boucle de satisfaction éphémère, sans lendemain, sans grandeur.
Mais choisir la dopamine naturelle, c’est redevenir le forgeron de son propre destin. C’est détrôner l’illusion, renoncer au confort stérile pour entrer dans le royaume de l’action, du dépassement, de la vie pleinement vécue.
Il est temps de quitter le règne du facile et de reprendre la route du grandiose.