Quand mon ventre joue les marionnettistes

Et si mes tourments ne venaient pas de mon esprit, mais de mes tripes ? Si mes angoisses, mes effondrements, ma fatigue mentale n’étaient que les échos lointains d’une révolution intestinale mal digérée ? J’ai longtemps cru que la folie était une affaire d’âme cabossée, de neurones fêlés. Mais voilà que je découvre une autre théorie, plus dérangeante encore : mon cerveau ne serait qu’un pantin et mon ventre, le marionnettiste invisible.

Je commence mon enquête, et ce que je découvre a de quoi me faire avaler mon café de travers. Vitamine D ? Sans elle, c’est la dépression qui s’installe, une nuit sans fin même en plein midi. Vitamine B12 ? En manquant, c’est comme conduire une voiture dont le réservoir est vide depuis des kilomètres. On avance, mais à coups de spasmes. Le magnésium ? Oh, celui-là, je le négligence à mes risques et périls : sans lui, c’est l’anxiété en perfusion et les nuits blanches en prime.

Heureusement, il y a des sauveurs dans cette tragédie nutritionnelle. Les oméga-3 , ces bienfaiteurs qui huilent les rouages ​​d’un cerveau trop souvent grippés. Les probiotiques , gardiens secrets de mon équilibre mental, agissant en sous-marin dans mes entrailles. Et puis… il y a les traîtres. Le sucre, la malbouffe, les aliments ultra-transformés , tous ces poisons enrobés de marketing, qui transforment mes humeurs en montagnes russes et mon corps en champ de bataille inflammatoire.

Alors je fais le lien. Et si mon ventre était en train de me rendre fou ? Je repense à ce témoignage hallucinant : un homme, quarante ans enfermé dans une schizophrénie sévère, guéri en trois lavements intestinaux. Trois séances, et l’enfer s’était évaporé. Il avait suffi d’un grand nettoyage pour chasser les ombres.

Je suis à la fois fasciné et effrayé. Serait-il possible que je me sois trompé sur toute la ligne ? Que mon état psychique ne soit que le fruit de mes carences et de mon alimentation chaotique ? Et si, au lieu de fouiller dans les tréfonds de mon inconscient, je devais simplement prendre soin de mon ventre comme on veille sur un roi capricieux ?

L’idée m’a hante. Et si la clé n’était pas dans ma tête, mais dans mon assiette ?

Facebook
X
VK
LinkedIn
Telegram
Email

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *