Sortir de l’Abandonite

Une pensée qui étouffe.

Souffrant d’un syndrome extrêmement grave d’abandonite aiguë, je me retrouve fortement dépendant de la moindre attention à mon égard. Pour le dire autrement : donne-moi toute ton attention ou je te brûle tes morts.

À 5 ans ça passe, à 36 c’est un poil de mammouth plus gênant, surtout dans la relation amoureuse.

Chérie regarde-moi ! Non, ne détourne pas le regard… Je le savais, tu m’abandonnes, tu ne m’aimes pas. Résultat des courses : me voilà parti créer un océan avec mes yeux. Ou encore inviter mon dragon et cracher le feu de ma colère. Il se bave souvent dessus alors je m’auto-brûle. La colère cache régulièrement ma vulnérabilité et ma douleur.

Quoi qu’il en soit, au détour d’un grand moment de pression abandonnique, et grâce à ma compagne, nous entamons The Work, un processus de retournement de la pensée initié par Byron Katie.
Je me suis alors retrouvé nez à nez avec la pensée racine d’un de mes problèmes récurrents les plus douloureux : “ma mère est partie parce qu’elle ne m’aimait pas”. Et voilà qu’une larmichette coule… et que la joie refait surface comme par magie.

Depuis, quand ma copine ne me regarde pas ou fait autre chose que me coucouner, je n’ai plus cette douleur atroce d’abandonite mal-aimé. Ça me fait des vacances et à elle aussi. Je ne veux même pas imaginer la pression ressentie face à un mec qui a zéro autonomie affective. Ça doit être pressurisant, flippant et même repoussant.

Je ne dis pas que je suis complètement sorti de mon syndrome de rejets chroniques… Néanmoins, il y a une forte amélioration. Quoi, tu ne veux pas me faire un câlin ? Je le savais… tu m’aban… tu ne m’ai… pppp…

Si, si, je suis guéri !

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