Tel Icare attiré par un soleil aux reflets envoûtants, me voilà précipité dans une odyssée où se mêlent tragédie et comédie, extase et chaos, sagesse et absurdité. Tout, absolument tout en moi crie à la fuite : « Sauve-toi, pauvre fou ! » Mais hélas, hélas, hélas ! L’amour a planté ses crocs jusqu’à la moelle et me voici captif, pantin extatique d’une passion aussi impossible que magnétique.
On m’avait prévenu : l’amour est un labyrinthe semé d’embûches, un champ de bataille où les cœurs s’écharpent avec grâce et férocité. J’avais écouté, hoché la tête, mais nul ne m’avait préparé à l’échelle cataclysmique de cette aventure ! Chaque scène semble écrite sur mesure, comme si les dieux facétieux avaient décidé d’adapter mon destin en tragédie shakespearienne revisitée par un scénariste sous amphétamines.
C’est une chute vertigineuse, un toboggan direction les enfers, où mes peurs les plus viscérales et mes douleurs les plus enfouies surgissent avec la vélocité d’un missile hypersonique. À chaque estocade en plein cœur, je m’effondre dans une marée d’émotions titanesques. Puis, comme un ressort cosmique, un éclat de rire surgit, déchire le voile du drame et m’ouvre un peu plus à l’insondable mystère du vivant. Et l’absurde recommence, implacable, grandiose, délirant.
Je vis des crucifixions symboliques à la chaîne, toutes les demi-heures, comme un martyr mystique sous stéroïdes. Chaque impact brise un peu plus les remparts de ma citadelle intérieure, me ramenant, paradoxalement, à l’innocence candide de l’agneau. On m’a fait remarquer que je retenais tout… Et pour cause : j’ai tenu la vie en apnée pendant trois décennies ! Mais aujourd’hui, elle jaillit en geysers impétueux, déborde par tous les pores de ma peau, se répand progressivement en éclats de joie incontrôlables.
Ma présence s’affirme, mon être s’expand, et la félicité joue à Pokémon : elle évolue, mute, se transforme en explosions de rires. Quelle épopée !